Festival des Lanternes Asiatiques : Célébrations Diversifiées et Spectacles Lumineux Uniques
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Le Festival asiatique des lanternes, issu du « Festival des lumières » chinois, porte en lui les gènes culturels de la réunion, de la luminosité et des bénédictions. Il s’est depuis longtemps intégré aux cultures locales à travers l’Asie, évoluant vers des célébrations distinctes dans leur forme mais partageant le même esprit. Il ne s’agit pas simplement de la diffusion de coutumes, mais d’une histoire vivante d’adaptation et de recréation culturelles.
♦ Observation principale : Des prières agricoles rigoureuses aux rassemblements sociaux romantiques, le même noyau festif a catalysé diverses expressions culturelles à travers l’Asie, incarnant la sagesse civilisationnelle de « l’harmonie dans la diversité ».
Connotations fondamentales et fondements traditionnels du Festival asiatique des lanternes
La fête des lanternes, également connue sous le nom de fête de Shangyuan ou fête des lumières, est célébrée le 15e jour du premier mois lunaire et marque la fin des festivités du Nouvel An lunaire. Historiquement ancrée en Chine, cette fête est principalement marquée par l’admiration des lanternes, les devinettes sur les lanternes, la dégustation de yuanxiao (boulettes de riz sucrées) et les danses du dragon et du lion. Ces traditions se sont répandues dans diverses régions d’Asie grâce aux échanges culturels, se mêlant aux coutumes locales pour former des célébrations uniques de la fête des lanternes qui enrichissent la profondeur culturelle de cette fête.
Bien que les célébrations de la fête des lanternes varient d’un pays à l’autre en Asie, elles reflètent toutes le désir des gens pour la lumière, les retrouvailles et une vie meilleure. Des rituels de prière en Corée aux coutumes romantiques en Malaisie, des extravagances de lanternes au Vietnam aux carnavals fusionnant les cultures en Indonésie, chaque pays interprète cette fête traditionnelle à sa manière, mettant en valeur la diversité et la richesse de la culture asiatique.
Un aperçu détaillé des célébrations de la fête des lanternes à travers l'Asie
1. Corée du Sud : un rituel de survie de la civilisation agricole
En Corée, le 15e jour du premier mois lunaire est appelé « Jeongwol Daeboreum » (la grande pleine lune du premier mois). Cette fête reflète profondément la logique de survie d’une société agricole traditionnelle, axée sur la protection contre le mal, la préservation de la santé, la prière pour les récoltes et la consolidation de la communauté.
Douanes de signature :
Brûler la maison de la lune (Daljip Taeugi) : les gens construisent des « maisons de la lune » en forme de cône à partir de branches de pin et de paille, puis les brûlent au clair de lune. Il ne s’agit pas seulement d’un rituel visant à chasser la malchance, mais aussi d’une combinaison de culte du feu et de sorcellerie agricole, car on croit que les cendres dispersées dans les champs améliorent la fertilité du sol et garantissent une récolte abondante.
Casser des noix et partager l’Ogokbap : tôt le matin, les gens cassent des noix dures comme les noix et les cacahuètes (appelées « Bureom ») avec leurs dents, symbolisant ainsi des dents solides et une année sans maladie. Manger de l’« Ogokbap » (riz aux cinq céréales) et le partager avec les voisins renforce les relations d’entraide indispensables dans une société agricole fragile.
Contexte culturel : La célébration du Festival des lanternes coréen est profondément influencée par le chamanisme et la culture agricole. Presque toutes les activités sont directement liées à des besoins spécifiques de survie (santé, récolte), formant une procédure hautement systématisée pour les prières du Nouvel An, qui diffère considérablement de la contemplation des lanternes axée sur le divertissement en Chine.
2. Japon : vestiges anciens des rituels du Nouvel An
Après l’adoption du calendrier grégorien lors de la restauration Meiji, la fête traditionnelle japonaise célébrée le 15e jour du premier mois lunaire s’est transformée en « Koshōgatsu » (petit Nouvel An), autour du 15 janvier. Elle marque la fin des rituels du Nouvel An et consiste principalement à faire ses adieux aux dieux du Nouvel An, à purifier la maison et à prier pour une bonne récolte.
Douanes de signature :
Festival du feu de Sagicho (Dondo Yaki) : les décorations du Nouvel An telles que le Kadomatsu (porte en pin) et le Shimekazari (corde sacrée) sont brûlées dans les sanctuaires ou dans les champs. On croit que le feu chasse les dieux du Nouvel An et éloigne les catastrophes. Les cendres sont dispersées autour de la maison pour éloigner le mal, et des mochi (gâteaux de riz) grillés dans le feu sont consommés pour la santé.
Divination agricole riche : les activités comprennent la « divination à base de bouillie » (Kayu-ura), qui consiste à prédire la récolte en observant les grains de riz dans la bouillie, et le « Nariki-zeme » (réprimander l’arbre), où les gens font semblant d’abattre les arbres fruitiers pour les forcer à promettre un bon rendement. Ces activités sont pleines de plaisir personnifié dans la communication avec la nature.
Contexte culturel : « Koshōgatsu » est un élément essentiel du système du Nouvel An japonais. Ses coutumes conservent l’aspect primitif des anciens sacrifices et exorcismes du festival chinois Shangyuan, profondément imprégnés des croyances shintoïstes indigènes et de la divination agricole, et ont évolué vers des rituels familiaux et communautaires à l’atmosphère rustique et aux fonctions pratiques.
3. Vietnam : une scène poétique d'esthétique classique
Le « Tết Nguyên Tiêu » vietnamien s’inscrit pleinement dans la tradition chinoise de la « Fête des Lumières ». Dans la ville antique de Hoi An, classée au patrimoine mondial de l’UNESCO, il est élevé au rang d’expérience immersive ultime de l’esthétique classique.
Douanes de signature :
La mer de lanternes de Hoi An : la nuit du festival, toute la ville de Hoi An éteint tacitement ses lumières électriques modernes. En un instant, des dizaines de milliers de lanternes artisanales en soie et en bambou illuminent les maisons anciennes, les ponts couverts et la rivière Thu Bon. Les gens lancent des lanternes sur la rivière, et les reflets des bougies créent un univers onirique fait « d’avirons et d’ombres », salué par de nombreux voyageurs comme « la plus belle expérience du festival des lanternes en Asie ».
Contexte culturel : La célébration vietnamienne n’est pas seulement un jour férié, mais aussi une manifestation concentrée de l’identité culturelle nationale et du goût esthétique classique. L’approche de Hoi An élimine délibérément le bruit moderne, dans le but de restaurer et de mettre en valeur la poésie pure et le sens historique de la « lumière » dans le festival, ce qui en fait un atout touristique culturel unique.
4. Malaisie : renaissance créative de la tradition
Dans la société diversifiée de Malaisie, la communauté chinoise a donné à la Fête des lanternes asiatiques une nouvelle signification audacieuse, la transformant avec succès en une « Saint-Valentin orientale » à l’échelle nationale. Elle a ainsi accompli une magnifique métamorphose, passant d’une « journée de réunion familiale » à un « événement social et de rencontre amoureuse de masse ».
Douanes de signature :
Lancer des mandarines pour trouver l’amour : sur les rives des rivières et des lacs dans des endroits comme Penang, les femmes célibataires écrivent leurs souhaits et leurs coordonnées sur des mandarines et les jettent dans l’eau, tandis que les hommes célibataires les récupèrent à l’aide de filets. Cette activité animée, simple et ludique est devenue le symbole culturel le plus reconnaissable du festival en Malaisie.
Contexte culturel : cette transformation est un modèle de localisation et d’innovation dans la culture chinoise d’outre-mer. Elle a su saisir et amplifier la fonction latente de la fête traditionnelle, où l’observation des lanternes offrait aux hommes et aux femmes l’occasion de se rencontrer, et l’adapter aux besoins sociaux modernes.
5. Indonésie : un carnaval bouillonnant de multiculturalisme
En Indonésie, ce festival est connu sous le nom de « Cap Go Meh » (qui signifie « 15e nuit » en hokkien). À Semarang, sur l’île de Java, il s’est transformé en un grand carnaval mêlant religion et culture, auquel participent tous les habitants, sans distinction d’origine ethnique chinoise.
Douanes de signature :
Défilé de la diversité de Semarang : ce défilé est un véritable kaléidoscope culturel : danses du dragon et du lion chinois, formations de cheongsam et maquettes de la flotte de Zheng He se côtoient sur la même scène avec des orchestres indonésiens traditionnels jouant de l’angklung, un instrument en bambou, et des danses guerrières javanaises (Kuda Lumping). Des personnes de différentes ethnies et confessions portent ensemble des palanquins divins pour célébrer cet événement.
Contexte culturel : La célébration de la fête des lanternes en Indonésie est un microcosme de la fusion culturelle mondiale. Elle témoigne non seulement de l’attachement de la communauté chinoise à la tradition, mais constitue également une scène idéale pour mettre en valeur la philosophie fondatrice de l’Indonésie, « Bhinneka Tunggal Ika » (l’unité dans la diversité).
6. Singapour : échos traditionnels dans une métropole moderne
En tant que l’un des pays comptant la plus forte proportion de Chinois d’outre-mer, Singapour célèbre le « Chap Goh Mei », qui est à la fois une préservation systématique des traditions urbaines et une interprétation moderne des coutumes chinoises traditionnelles.
Signature Douanes et fusion culturelle :
L’unique « lancer de mandarines » : dans la même veine qu’en Malaisie, ce festival est également considéré comme la « Saint-Valentin orientale ». La coutume consistant à « lancer des mandarines pour l’amour » est devenue un rituel social intéressant à l’époque moderne.
Des festivités hautement systématisées : l’ambiance du Nouvel An lunaire atteint son apogée pendant le Festival des lanternes. Chinatown et Gardens by the Bay organisent des foires aux lanternes à grande échelle avec des thèmes distincts. Des activités telles que la marche sur échasses et les devinettes sont largement organisées dans les communautés et les centres commerciaux grâce à une planification mûrement réfléchie.
Culture rituelle et propice :
Tangyuan aux sept couleurs : manger des tangyuan (boules de riz sucrées) est essentiel. Le « Tangyuan aux sept couleurs », unique à Singapour, pousse la culture du bon augure à l’extrême : chaque couleur représente une bénédiction différente (par exemple, le rose pour l’amour, le jaune pour la richesse), et elles sont consommées en nombre pair pour symboliser « les bonnes choses viennent par deux ».
Événement culturel phare : le Festival asiatique des lanternes de Singapour montre comment une société multiethnique transforme les coutumes traditionnelles en un mode de vie culturel hautement organisé, commercialement viable et ritualisé grâce à une industrie festive.
7. Thaïlande : une résonance spirituelle de l'univers
Bien que le calendrier soit différent, le Loy Krathong (festival des lumières) thaïlandais fait écho à l’essence spirituelle du festival asiatique des lanternes. Les deux événements ont lieu lors de la nuit de pleine lune la plus importante de l’année et utilisent le rituel du « lâcher de lumières » pour exprimer sa gratitude, son repentir et ses prières à la nature, à son moi intérieur et à l’univers.
Douanes de signature :
Lâcher de lanternes flottantes (Krathong) : les gens placent dans les rivières et les lacs de magnifiques bateaux en feuilles de bananier remplis de bougies, d’encens et de fleurs afin de remercier la déesse de l’eau pour la vie et de symboliser la disparition des problèmes et des péchés.
Lancement de lanternes célestes : à Chiang Mai, des milliers de lanternes célestes (Khohm Loi) s’élèvent simultanément dans les airs, ressemblant à une galaxie qui s’écoule à l’envers. Il s’agit d’un rituel sacré qui permet d’envoyer directement au ciel les prières et les espoirs collectifs.
Contexte culturel : Bien que Loy Krathong trouve son origine dans les rituels hindous et le culte local des fleuves, sa similitude avec la fête des lanternes révèle l’universalité des émotions humaines (gratitude, espoir, purification) face à la nature.
Développement moderne et importance culturelle du Festival asiatique des lanternes
La célébration de la fête des lanternes en Asie conserve son essence traditionnelle tout en s’adaptant constamment à la société moderne, faisant preuve d’une formidable vitalité.
Des festivals traditionnels aux cartes touristiques : les événements organisés dans de nombreux pays sont devenus des ressources touristiques culturelles essentielles. Le festival des lanternes de Hoi An au Vietnam, le lancer de mandarines en Malaisie et les défilés en Indonésie attirent des foules de touristes, stimulant ainsi les économies locales.
Modernisation et innovation : les traditions se perpétuent grâce à l’innovation. Le lancer de mandarines en Malaisie s’est étendu aux interactions en ligne ; les spectacles lumineux avec des drones et les expériences lumineuses immersives s’intègrent aux foires traditionnelles aux lanternes, insufflant une nouvelle vie à cette fête ancestrale.
Identité culturelle et cohésion communautaire : pour les communautés chinoises d’outre-mer, les activités du Festival asiatique des lanternes sont essentielles au maintien des racines culturelles. Parallèlement, ces événements favorisent la compréhension entre les différents groupes ethniques, incarnant de manière vivante l’harmonie dans les sociétés multiculturelles.
Conclusion : des aspirations communes au sein d'une diversité culturelle
Les célébrations à travers l’Asie ressemblent à une brillante mosaïque culturelle. Des rituels systématiques de la Corée aux festivals rustiques du feu du Japon, en passant par la poésie classique du Vietnam, les rassemblements romantiques de Malaisie, le melting-pot indonésien, les échos urbains de Singapour et la résonance naturelle de la Thaïlande, derrière ces formes diverses se cache une aspiration commune à la réunion familiale, à l’harmonie communautaire et à un avenir radieux.
Ces riches célébrations de la fête des lanternes mettent non seulement en valeur la diversité de la culture asiatique, mais reflètent également l’histoire vivante des interactions culturelles. Au fil du temps, les formes de célébration innovent, mais les valeurs fondamentales – la quête de lumière, d’espoir et de retrouvailles – restent inchangées.
En comprenant le Festival des lanternes asiatiques dans ces différents pays, nous apprécions le charme du multiculturalisme et ressentons la quête universelle d’une vie meilleure. Cette unité entre diversité culturelle et valeurs communes est le charme le plus émouvant du festival.